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Les parasites reviennent au printemps : protégez vos animaux !

02/04/2026 Conseils du vétérinaire
Les parasites reviennent au printemps : protégez vos animaux !


❖ Les principaux parasites à surveiller


Les puces

Très fréquentes chez le chien et le chat, les puces provoquent des démangeaisons parfois intenses. Certains animaux développent même une allergie à leur salive (DAPP : dermatite allergique aux piqûres de puces).

Les puces peuvent également transmettre des parasites internes (ver plat, Dipylidium).

Une seule puce visible peut cacher une infestation bien plus importante dans l’environnement (panier, tapis, canapé…). C’est pourquoi il est primordial de traiter l’animal ET l’environnement.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

Les tiques

Les tiques se trouvent dans les herbes hautes, les forêts, les jardins. Elles s’accrochent à la peau pour se nourrir de sang.

Outre l’irritation locale, elles peuvent transmettre des maladies graves, comme :

  • La piroplasmose
  • L’ehrlichiose
  • La maladie de Lyme.

Une inspection du pelage après chaque promenade est fortement recommandée, ainsi qu’un traitement préventif adapté.

Si vous trouvez une tique sur votre animal, il est primordial de la retirer correctement : utilisez un crochet tire-tique, puis désinfectez la plaie.

Les moustiques

Moins visibles, certains moustiques, les phlébotomes, peuvent transmettre la leishmaniose, surtout dans le sud de la France. C’est une maladie chronique, qui peut être mortelle. Pour la prévenir, il existe des antiparasitaires efficaces contre les phlébotomes, ainsi qu’un vaccin. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Les parasites internes

Le printemps favorise également la contamination par des vers digestifs. Les animaux peuvent se

contaminer en reniflant, en léchant le sol ou en ingérant des proies.

Certains vers peuvent être transmis à l’humain (notamment chez les enfants).


❖ Comment lutter contre les parasites ?


1. Mettre en place un traitement antiparasitaire externe adapté :

Il existe différentes formes :

Pipettes (spot-on)

Comprimés

Colliers

Le choix dépend de l’espèce, du mode de vie, de l’âge et du poids de votre animal.

2. Vermifuger régulièrement

Un protocole de vermifugation adapté permet de limiter les risques liés aux parasites internes.

Attention à une idée reçue bien répandue : l'herbe ne remplace pas le vermifuge !

Un chien ou un chat qui mange de l’herbe ne se purge pas. Au contraire, il peut même s’infester en ingurgitant de l’herbe souillée.

3. Surveiller et inspecter

Après chaque promenade :

  • Vérifiez le pelage
  • Retirez rapidement les tiques avec un tire-tique
  • Surveillez l’apparition de démangeaisons

4. Traiter l’environnement si nécessaire

En cas de puces, le traitement de l’habitat est souvent indispensable.


❖ Les nouveaux animaux de compagnie (NAC)


Les lapins, rongeurs, furets, oiseaux ou reptiles peuvent eux aussi être concernés par certains parasites, qu’ils vivent en intérieur ou en extérieur.

Les puces sont fréquentes chez le lapin et le furet, tandis que les acariens peuvent provoquer des problèmes de peau chez les mammifères, reptiles et oiseaux. Les NAC peuvent également être infestés par des parasites internes (vers digestifs).

La contamination peut se faire par contact avec l’environnement, d’autres animaux du foyer, ou via l’alimentation (foin, végétaux, …).

Comme pour les chiens et les chats, une surveillance régulière et des mesures de prévention adaptées sont essentielles.

Attention : tous les antiparasitaires ne sont pas adaptés aux NAC et certains produits peuvent être toxiques.


❖ Un conseil personnalisé reste essentiel

Chaque animal est unique. Un chat d’appartement n’a pas les mêmes besoins qu’un chien de chasse

ou qu’un animal vivant en zone rurale.

Votre vétérinaire pourra vous conseiller un protocole de prévention adapté à votre compagnon et à

votre région.


❖ En résumé


Le printemps est une saison agréable… mais aussi celle du réveil des parasites.

Anticiper et protéger votre animal permet d’éviter bien des désagréments et de profiter sereinement des beaux jours.

N’hésitez pas à contacter notre équipe pour faire le point sur la protection antiparasitaire de votre compagnon.



Les kystes ovariens chez le cochon d’Inde
Les kystes ovariens chez le cochon d’Inde

03/10/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Les kystes ovariens du cochon d’Inde, quelle prise en charge ?Les kystes ovariens sont fréquents chez le femelle cochon d'Inde. Mais étant majoritairement asymptomatiques, beaucoup de cas ne sont pas diagnostiqués. Ils touchent des femelles âgées de 3 mois à 5 ans sans lien avec le passé reproducteur de l’animal. En revanche, des études montrent que le nombre de cas augmente avec l’âge. Il s’agit de la maladie du système reproducteur femelle la plus répandue dans cette espèce. ❖ Qu’est-ce qu’un kyste ovarien ?La grande majorité des kystes ovariens du cochon d’Inde sont physiologiques et sont localisés à l’intérieur de l'ovaire. Il existe aussi des kystes extra-ovariens ou des kystes tumoraux de l'ovaire, très peu représentés.Les principaux kystes retrouvés sont les kystes séreux, également appelés non sécrétants. Bien que la raison de leur développement ne soit, à ce jour, pas élucidée, les œstrogènes et la testostérone semblent augmenter leur fréquence. Pour autant, les éventuelles gestations, ou de la durée de la période d'ovulation n’ont, elles, aucun impact. Parmi de nombreuses hypothèses, celle de la présence de phyto-œstrogènes dans l’alimentation a été évoquée mais les recherches n’ont permis à ce jour de n’aboutir à aucune conclusion .Les kystes folliculaires, dits kystes sécrétants, sont moins représentés. Une défaillance hormonale conduisant à l'absence d'ovulation du follicule mature serait à l’origine de sa formation. Au lieu de dégénérer ce dernier continue à grossir et à sécréter des hormones sexuelles. Des problèmes similaires sont décrits chez la vache. Dans cette espèce, des facteurs génétiques, le stress ou des défauts d’apport énergétique sont des facteurs favorisant leur installation.Les kystes peuvent toucher un ovaire ou les deux, sachant qu’ils peuvent ne pas être tous de la même nature. Leur taille varie de quelques millimètres à un dizaine et des études ont montré une tendance à avoir des kystes de plus grande taille chez les individus plus âgés. Un lien entre la présence des kystes ovariens et la présence de certaines maladies utérines (certaines tumeurs utérines, endométriose, hyperplasie kystique de l’endomètre...) est largement suggéré dans certaines études mais la raison n’est pas encore claire.❖ Quels sont les symptômes observés lors de kystes ovariens ?Les symptômes associés à la présence de kystes sont variables en fonction de la taille, de la nature et de la distribution du ou des kystes. L’éventuelle sécrétion d’hormones sexuelles influence les signes observés. Les kystes séreux peuvent être à l’origine de symptômes généraux (abattement, baisse d'appétit ou anorexie, perte ou prise de poids), de symptômes digestifs (distension et douleurs  abdominales, ralentissement de transit) ou respiratoires (augmentation de la fréquence respiratoire), à mettre en lien avec la gêne occasionnée par la présence des kystes dans l’abdomen. Quant aux kystes folliculaires ou sécrétants, les signes d’appel sont d’abord liés à un la sécrétion accrue d'œstrogènes, comme une perte de poils symétrique démarrant sur les flancs. Des symptômes concernant l’appareil reproducteur sont aussi rapportés : pertes vulvaires, baisse de la fertilité, épaississement de la peau au niveau des mamelles, hypertrophie du clitoris, comportement reproducteur exacerbé. Ces symptômes ne sont en général pas observés dans les cas de kystes séreux.Il est parfois possible de les sentir en palpant directement l’abdomen de l’animal. Il est également fréquent qu’il n’y ait aucun symptôme associé à la présence des kystes et que leur diagnostic soit établi par hasard.❖ Comment diagnostiquer les kystes ovariens ?Lors d’une suspicion, l’examen complémentaire de choix est l’échographie abdominale. Si la taille du ou des kystes est suffisantes, ils peuvent même être visibles sur une radiographie.❖ Quel traitement est possible ?Le traitement de choix est la stérilisation, lors de laquelle les ovaires et l’utérus seront intégralement retirés. La chirurgie peut être dans certains cas compliquée par la taille des kystes rendant difficile l’extériorisation des ovaires. Le risque anesthésique est également à prendre en compte.L’aspiration des kystes à travers la peau, à l’aveugle ou échoguidée, est également décrite mais cette méthode ne permet de réduire leur taille que provisoirement car ils peuvent se recollecter en quelques jours à quelques semaines. Cet acte peut être risqué car il y a un risque de rupture du kyste et il peut, en théorie, provoquer une péritonite dû à l’écoulement du liquide kystique dans l’abdomen.Des traitements hormonaux ont également été testés, avec une efficacité variable et dépendante du type d’hormones et de la nature des kystes. Ils sont une bonne alternative notamment lorsque la chirurgie ne peut être immédiatement envisagée.❖ Est-ce que c’est une maladie grave ?Le pronostic des kystes ovariens, en l’absence de tumeur, est bon avec le traitement chirurgical mais inconnu pour le traitement hormonal. Seule une stérilisation précoce permet de prévenir la maladie, cependant, le risque anesthésique et chirurgical de cette intervention n’est pas toujours en faveur de cette pratique. Une décision au cas par cas est donc conseillée.❖ Question curieuse : Pourquoi stérilise-t-on les animaux ?La stérilisation d'un animal de compagnie peut être envisagée pour plusieurs raisons : pour la gestion de population (éviter d’avoir des petits quand il y a un mâle et une femelle ensemble), pour des raisons médicales (infection, tumeur, autres anomalies), pour lutter contre un problème comportemental lié au comportement sexuel (les pipis partout, agressivité...) ou tout simplement à titre préventif (prévention de maladies, notamment des tumeurs génitales). Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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