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Checklist de la première année du chiot et du chaton

01/06/2026 Conseils du vétérinaire
Checklist de la première année du chiot et du chaton

❖ Adoption et arrivée à la maison

L’adoption doit idéalement se faire à partir de 8 semaines minimum, après le sevrage.

Bien choisir son animal

  • Renseignez-vous au préalable sur les besoins de l’espèce et les spécificités de la race.
  • Privilégier un élevage, une association ou un refuge sérieux.
  • Observer les conditions de vie et, si possible, les parents (surtout en élevage : demandez également à consulter les papiers et éventuels dépistages des parents).
  • Vérifier les documents : certificat de cession, identification, carnet de santé.
  • L’animal doit être identifié obligatoirement (puce ou tatouage).
  • Les premiers vaccins et antiparasitaires sont déjà réalisés.
  • Vous devez signer le Certificat d’Engagement et de Connaissance pour toute acquisition d’un chien ou chat à titre onéreux ou gratuit. Il s’agit d’un document d’information qui a pour but de sensibiliser et responsabiliser les détenteurs avant l’acquisition. Sa signature certifie que l’acquéreur a bien pris connaissance des besoins de l’animal et s’engage à les respecter.

Préparer son arrivée

  • Couchage, gamelles, litière (chat), laisse et harnais (chien)
  • Transport sécurisé : cage de transport, ceinture de sécurité, …
  • Sécurisation du logement :

o fenêtres et balcons (chat)

o jardin clôturé (chien)

o produits ménagers, fils électriques, plantes toxiques, petits objets

  • Prévoir des jouets et zones de repos (“zone refuge”)
  • Si d’autres animaux déjà présents dans le foyer : présentations progressives et encadrées

❖ Alimentation et croissance

Une alimentation adaptée est essentielle pour une croissance harmonieuse.

  • Choisir une alimentation “spécial chiot” ou “spécial chaton”, de bonne qualité. Attention au marketing de certaines marques qui peut souvent être trompeur.
  • Demandez conseil à votre vétérinaire pour le choix des croquettes ou le calcul de la ration.
  • Toute transition alimentaire doit être progressive sur plusieurs jours (notamment si vous changez d’alimentation au moment de l’arrivée à la maison).


❖ Suivi vétérinaire et vaccinations

La première visite

Dans la première semaine après acquisition : examen complet, conseils santé, alimentation, comportement, …

Calendrier vaccinal (indicatif)

  • 2 mois : primo-vaccination (souvent déjà réalisée par l’éleveur/association)
  • 3 mois : rappel
  • 4 mois : rappel
  • 1 an : rappel + visite pubertaire (fin de croissance)
  • Puis : rappels annuels selon le protocole

Le calendrier vaccinal dépend du mode de vie de chaque animal, il sera donc réalisé de façon personnalisée par votre vétérinaire.

Le vétérinaire vous conseillera également concernant la stérilisation : intérêt, moment adéquat pour la réaliser, …

Voici la liste des vaccinations possibles selon l’espèce et le mode de vie :

Chien :

  • Vaccins essentiels : maladie de carré, hépatite infectieuse, parvovirose, parainfluenza (un des agents de la toux du chenil) et leptospirose.
  • Selon le mode de vie de l’animal : toux du chenil, piroplasmose, maladie de Lyme, leishmaniose.
  • Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Chat :

  • Vaccins essentiels : typhus, coryza, leucose.
  • Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Le protocole vaccinal est toujours adapté au mode de vie de l’animal par votre vétérinaire.

Antiparasitaires (puces, tiques, vers)

Parasites internes

  • Traitement tous les mois jusqu’à 6 mois
  • Puis tous les 3 à 6 mois selon le mode de vie

Parasites externes

  • Traitement recommandé dès l’arrivée
  • Indispensable pour les animaux sortant à l’extérieur
  • Toujours utiliser des produits adaptés au poids et à l’espèce.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

❖Socialisation et apprentissages

La période entre 2 et 4 mois est une phase clé du développement comportemental.

À favoriser progressivement :

  • Contact avec différentes personnes (adultes, enfants, seniors)
  • Habituation aux bruits du quotidien (aspirateur, voiture, sonnette…)
  • Découverte de nouveaux environnements (ville, transports…)
  • Manipulations douces (pattes, oreilles, bouche) pour entraîner l’animal aux soins
  • Rencontres avec d’autres animaux, de façon sécurisée

Chaque expérience doit être associée à quelque chose de positif (jeu, friandise, caresse).

Apprendre la solitude

  • Habituer progressivement l’animal à rester seul
  • Éviter le sur-attachement

❖ Propreté et éducation de base

Chez le chien

  • Sorties fréquentes : réveil, repas, jeu, coucher
  • Féliciter immédiatement les réussites
  • Patience : les accidents sont normaux au début
  • Éviter toute punition (inefficace et contre-productive)
  • Apprendre les ordres de base : assis, couché, pas bouger, lâche, le rappel.
  • Stopper les comportements de mordillement le plus tôt possible

Chez le chat

  • Litière accessible en permanence
  • Montrer le bac dès l’arrivée
  • Un bac par chat + un supplémentaire recommandé
  • Nettoyage quotidien (les chats sont très sensibles à la propreté)
  • Éviter les litières parfumées

En cas d’accident

  • Ne jamais punir
  • Nettoyer avec un produit enzymatique
  • Chercher une cause possible (stress, maladie, environnement)

❖ Jeux, stimulation et enrichissement

Le jeu est essentiel pour le développement physique et mental.

  • Jouets adaptés, sécurisés et variés
  • Griffoirs indispensables pour les chats (griffades naturelles)
  • Jeux réguliers pour éviter l’ennui (surtout en intérieur : jouets d’occupation)
  • Attention aux petits objets dangereux (ingestion possible)

❖ Erreurs fréquentes à éviter

  • Donner du lait de vache (intolérance fréquente)
  • Laisser sortir trop tôt sans surveillance
  • Changer brutalement d’alimentation
  • Déranger excessivement le sommeil
  • Donner des jouets non sécurisés

Erreurs d’éducation courantes

  • Répondre systématiquement aux miaulements ou demandes
  • Jouer avec les mains (favorise morsures/griffures)
  • Céder systématiquement aux demandes alimentaires
  • Utiliser des punitions physiques
  • Négliger la socialisation

❖En résumé

La première année de vie est une période fondatrice. Une bonne alimentation, une prévention vétérinaire adaptée, une socialisation progressive et un cadre sécurisé permettent de construire un animal équilibré et en bonne santé.



Comment prendre soin de son caméléon casqué !
Comment prendre soin de son caméléon casqué !

12/12/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre... caméléon casqué !Le caméléon casqué du Yémen (Chamaeleo calyptratus) a connu un succès fou en animalerie à la suite de la parution d’un dessin animé très apprécié des enfants il y a quelques années.Malheureusement, il s’agit d’une espèce de reptile aux besoins environnementaux très strictes et, en général, réservé à un public averti. Ainsi, de nombreux caméléons n’ont pas survécus à cette mode, faute d’un milieu de vie adapté. Au-delà de leur apparence adorable, il faut s’interroger sur les besoins de ces animaux exotiques avant de se lancer dans l’aventure de l’adoption d’un caméléon. Voici quelques clés pour mener à bien votre projet et garantir la bonne santé de votre caméléon casqué. ❖ Comportement et environnement :Les caméléons sont des animaux territoriaux. Ainsi, il ne faut jamais mettre deux caméléons mâles dans le même terrarium, et la cohabitation entre mâle et femelle ne doit être permise qu’en période de reproduction. Le caméléon casqué est un reptile plutôt calme et peu agressif. Pour autant, il est timide et sujet au stress, il est donc conseillé d’éviter les manipulations si cela n’est pas nécessaire.Ce sont des reptiles arboricoles, ils ont donc besoin d’un terrarium plus haut que large. Pour un individu adulte, un terrarium d’au moins 1 m à 1m40 de haut sur 70 à 80 cm de côté est conseillé. Les terrariums en verre peuvent être une source de stress pour l’animal qui peut potentiellement être effrayé par son reflet. Il peut être alors conseillé de l’installer dans un terrarium partiellement ou totalement grillagé, voire dans une volière. Lorsque cette option est choisie, il peut être plus difficile de contrôler les paramètres d’ambiance du milieu de vie (température et hygrométrie). Le substrat idéal doit permettre l’absorption de l’humidité : un mélange d’humus, de la tourbe, ou encore de l’écorce de pin sont recommandés. L’installation d’une ou plusieurs plantes naturelles dans le terrarium telles qu’un ficus, une scheffléra, un monstera ou un pothos, permet au caméléon de parcourir l’intégralité de son milieu de vie et d’y trouver de nombreuses cachettes. Des lianes et de grandes branches peuvent parfaire le décor. Le caméléon est un reptile diurne et a besoin d’une source de lumière et d’UV adaptée à ses besoins. Le caméléon étant une espèce tropicale, une lampe bulbe ou un néon UV 5.0 sont requis. La source de lumière, couplée à une source de chaleur est installée au sommet du terrarium, à une vingtaine de centimètre du point le plus haut sur lequel le caméléon peut grimper (sommet d’une plante, plateforme...). La photopériode est de 12 heures. La température au point le plus chaud, en haut du terrarium, est comprise entre 35 et 37°C et la température au sol est autour de 21 à 22°C. La nuit, la température est en moyenne de 20°C. Le caméléon ne s’hydrate qu’avec des gouttes d’eau. Un système de goutte à goutte peut être installé dans le terrarium, mais il est aussi possible de brumiser les plantes et l’animal s’abreuve alors avec les gouttes formées au bord des feuilles. Le système de brumisation permet de maintenir l’hygrométrie du terrarium autour de 50 %.Attention, une humidité trop importante peut être à l’origine de nombreux problèmes de santé. Une bonne ventilation du milieu est donc indispensable.En période estivale et lorsque la météo le permet, il est conseillé d’installer votre caméléon en extérieur, les UV du Soleil étant bien plus efficaces que n’importe quelle lampe.❖ Particularités physiologiques :Le caméléon casqué a une espérance de vie de 5 à 7 ans. Il atteint sa taille adulte vers 1 an et on observe un dysmorphisme sexuel. Le mâle est plus grand (jusqu’à 50 cm, contre 30 cm pour la femelle), il arbore un casque très prononcé à l’âge adulte et des éperons sur les pattes arrière. Il pèse de 100 à 150 g et la femelle de 50 à 100 g.Le caméléon est majoritairement insectivore (grillons, criquets, vers de farine, blattes, teigne de ruche...) mais peut manger occasionnellement des végétaux (endives, pissenlit, mâche, salade...). Il est possible de lui proposer une large gamme d’aliments bien que certains doivent être utilisés avec parcimonie (aliments trop gras, aliment avec un ratio phospho-calcique inadapté).On distingue 3 stades de développement chez le caméléon :Au stade de juvénile, il est nourri quotidiennement de petits insectes. Une complémentation calcique quotidienne est nécessaire et vitaminique trois jours par semaine.Au stade sub-adulte, il est nourri d'insectes de calibre plus élevé quotidiennement, à l'exception d'une journée de jeûne par semaine. Une complémentation minéralo-vitaminique est conseillée deux à trois fois par semaine, directement sur l’alimentation.L’adulte peut être nourri avec une quinzaine de gros insectes par semaine en respectant un à deux jours de jeûne par semaine. Une complémentation minéralo-vitaminique est conseillée une à deux fois par semaine.❖ Médecine préventive :Il n’y a pas de vaccin obligatoire chez les reptiles. Cependant, un bilan de santé annuel chez le vétérinaire est recommandé.❖ Reproduction :La gestation dure 1 à 3 mois et les femelles pondent entre 15 et 60 œufs par couvée dans un substrat adapté (mélange 1/3 terreau, 1/3 tourbe et 1/3 sable). Lorsqu’elle est gestante, la femelle a une couleur vert foncé avec des taches jaune orangé sur le corps. La ponte laisse la femelle caméléon très affaiblie et une surveillance rapprochée de son état ainsi qu’un apport plus important d’eau et de nourriture est conseillé dans les jours qui suivent.Question curieuse : Pourquoi le caméléon change de couleur ?La peau du caméléon est composée de cellules particulières, appelées chromatophores : qui contiennent des pigments de différentes couleurs (rouge-orange, jaune, brun-noir) ; et appelées iridophores : contenant de très petits cristaux qui vont réfléchir la lumière de manière différente en fonction des situations et produire des couleurs flamboyantes. Contrairement à ce que l’on pense, le caméléon change de couleur pour exprimer ses émotions et communiquer avec ses congénères plutôt que pour se camoufler dans son milieu. Quand le caméléon est stressé ou qu’il est en parade amoureuse, ses couleurs sont vives et foncées. Plus il est calme et détendu, plus ses couleurs sont douces. Pour en savoir plus :Le nourrissage du caméléon : https://www.youtube.com/watch?v=PbxlgtsaEW4Le milieu de vie du caméléon : https://www.youtube.com/watch?v=SRxLNq6ZlIYLa naissance d'un bébé caméléon : https://www.youtube.com/watch?v=qob_jEXMQgIRéférences :1. GIREG A. Atlas de terrariophilie volume 3 - Les Lézards. 3ème éd. Animalia Edition, 2013 : 192p.Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Le cancer chez l'animal
Le cancer chez l'animal

03/11/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

« Cancer, cancer, dis-moi quand c'est ? Cancer, cancer, qui est le prochain ? »StromaeUn cancer est une maladie génétique multifactorielle liée à une série d’anomalies au sein de l’ADN1.D’après le Global Cancer Observatory (GCO), en 2040, le fardeau mondial du cancer chez l’humain s’alourdira de 47 % par rapport à 2020, et le même sort plane au-dessus de la tête de nos chers animaux. Mais gardons espoir : la cancérologie vétérinaire est une spécialité en plein essor en France. La discipline évolue rapidement vers des thérapies spécifiques ciblées et une médecine personnalisée respectueuse de l’animal et de son propriétaire. ❖ Détecter les premiers signesL’astuce essentielle consiste à bien observer son animal :être attentif à son comportement,le caresser / le palper en douceur régulièrement,planifier une consultation annuelle de bonne santé chez son vétérinaire.Certains signes, assez frustes et non spécifiques, peuvent être évocateurs, d’autant plus chez un animal âgé : abattements, saignements, douleurs, toux, fièvre, augmentation de la prise de boisson, etc. Toute masse cutanée ou sous-cutanée doit être considérée comme potentiellement cancéreuse, surtout chez un animal âgé de 8 ans et plus.Attention : l’attitude qui consiste à surveiller et évaluer l’évolution d’une masse est à bannir ! Une consultation rapide doit avoir lieu afin d’orienter le diagnostic. Chez le chat, toute maladie passe facilement inaperçue. Une simple perte de poids, voire une baisse de forme et/ou d’appétit doit vous inciter à consulter.À noter que des prédispositions génétiques à certains cancers existent chez certaines races.❖ Premiers examensEn cas de tumeur, la mise en place rapide d’une stratégie de traitement adaptée et personnalisée, augmente les chances de guérison.Par exemple, lorsqu’une masse cutanée ou sous-cutanée est palpée, le vétérinaire cherche à identifier la nature de la tumeur grâce à un premier prélèvement (ponction à l’aiguille fine ou biopsie) qui sera analysé en laboratoire.Puis, la plupart du temps, le vétérinaire effectue des analyses sanguines et urinaires. L’imagerie médicale intervient en complément.❖ Stratégie de traitementS’il ne sait pas soigner le cancer, le vétérinaire de famille peut faire appel à un collègue oncologue (spécialiste en cancérologie). En concertation avec le propriétaire, l’équipe vétérinaire applique un traitement (chirurgie et/ou chimiothérapie et/ou radiothérapie, etc.) que l’animal est en mesure de tolérer d’après son bilan de santé. En effet, le respect de la qualité de vie de l’animal est primordial : l’objectif consiste à lui faire mener une vie normale, avec le moins d’effets secondaires possible.Le traitement peut être curatif (guérison, rémission de longue durée = survie à 2 ans) ou palliatif. Ce dernier est le plus commun (= 70% des cas) : le cancer est pris en charge sans obtenir la guérison ni une rémission clinique définitive.❖ Travaux de rechercheDe nombreuses maladies génétiques, telles que le cancer, sont recensées chez le chien et elles sont, pour la plupart, homologues des maladies humaines. Ainsi, des travaux de recherche divers sont en cours pour faire progresser la connaissance de ces maladies, le développement de nouvelles thérapies et le combat contre le cancer pour l’homme et pour l’animal.Vétérinaires, particuliers et éleveurs peuvent participer à ces programmes de recherche pour faire avancer la science. Exemples :✓ Site de l’équipe génétique du chien de l’institut de Génétique et Développement de Rennes : http://dog-genetics.genouest.org/✓ Le projet OCR : http://lecancerdemonchien.com/nos-projets/Question curieuse : Les nouveaux animaux de compagnie sont-ils touchés par le cancer ?Malheureusement oui... Beaucoup d’espèces peuvent être touchées par un cancer. Le lapin devient « le chat d’aujourd’hui » et les indications en matière de cancérologie se développent à la faveur de la volonté des propriétaires, de plus en plus informés et motivés pour soigner leur petit protégé.Le furet ainsi que d’autres petits animaux de compagnie peuvent également bénéficier d’un traitement anticancéreux. Pour en savoir plus :Mon animal a un cancer – le guide de traitement par Dr David Sayag : https://www.onconseil.com/mon-animal-a-un-cancerMon animal et son cancer – Le site de cancérologie vétérinaire destiné aux propriétaires de chiens et de chats atteints d’un cancer : http://cancer-chien-chat.vetagro-sup.fr/Oncowaf, site d’informations sur le cancer chez le chien : https://oncowaf.be/fr/HomeDans les yeux d’Hulk, Association française pour la cancérologie vétérinaire : https://danslesyeuxdhulk.org/Vidéos « Les bons conseils de Tony & Léon » :Signes pour détecter un cancer (chien/chat) ? : https://youtu.be/_-AMviQM8WYCancer, ce que l’on peut faire ! : https://youtu.be/sdfZJ4GQETgChimiothérapie, la qualité de vie avant tout ! https://youtu.be/eBQb0rL6m44À écouter : Podcast « La truffe dans la gamelle » Épisode 13 : La nutrition contre le cancer.Dossier « Oncologie des NAC, Les cancers du lapin » publié dans le n°412 du Point vétérinaire, en décembre 2020.1 Macromolécule biologique présente dans les cellules qui contient toute l'information génétique, appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants.Références : Sites internet cités dans cette fiche conseils.Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Les kystes ovariens chez le cochon d’Inde
Les kystes ovariens chez le cochon d’Inde

03/10/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Les kystes ovariens du cochon d’Inde, quelle prise en charge ?Les kystes ovariens sont fréquents chez le femelle cochon d'Inde. Mais étant majoritairement asymptomatiques, beaucoup de cas ne sont pas diagnostiqués. Ils touchent des femelles âgées de 3 mois à 5 ans sans lien avec le passé reproducteur de l’animal. En revanche, des études montrent que le nombre de cas augmente avec l’âge. Il s’agit de la maladie du système reproducteur femelle la plus répandue dans cette espèce. ❖ Qu’est-ce qu’un kyste ovarien ?La grande majorité des kystes ovariens du cochon d’Inde sont physiologiques et sont localisés à l’intérieur de l'ovaire. Il existe aussi des kystes extra-ovariens ou des kystes tumoraux de l'ovaire, très peu représentés.Les principaux kystes retrouvés sont les kystes séreux, également appelés non sécrétants. Bien que la raison de leur développement ne soit, à ce jour, pas élucidée, les œstrogènes et la testostérone semblent augmenter leur fréquence. Pour autant, les éventuelles gestations, ou de la durée de la période d'ovulation n’ont, elles, aucun impact. Parmi de nombreuses hypothèses, celle de la présence de phyto-œstrogènes dans l’alimentation a été évoquée mais les recherches n’ont permis à ce jour de n’aboutir à aucune conclusion .Les kystes folliculaires, dits kystes sécrétants, sont moins représentés. Une défaillance hormonale conduisant à l'absence d'ovulation du follicule mature serait à l’origine de sa formation. Au lieu de dégénérer ce dernier continue à grossir et à sécréter des hormones sexuelles. Des problèmes similaires sont décrits chez la vache. Dans cette espèce, des facteurs génétiques, le stress ou des défauts d’apport énergétique sont des facteurs favorisant leur installation.Les kystes peuvent toucher un ovaire ou les deux, sachant qu’ils peuvent ne pas être tous de la même nature. Leur taille varie de quelques millimètres à un dizaine et des études ont montré une tendance à avoir des kystes de plus grande taille chez les individus plus âgés. Un lien entre la présence des kystes ovariens et la présence de certaines maladies utérines (certaines tumeurs utérines, endométriose, hyperplasie kystique de l’endomètre...) est largement suggéré dans certaines études mais la raison n’est pas encore claire.❖ Quels sont les symptômes observés lors de kystes ovariens ?Les symptômes associés à la présence de kystes sont variables en fonction de la taille, de la nature et de la distribution du ou des kystes. L’éventuelle sécrétion d’hormones sexuelles influence les signes observés. Les kystes séreux peuvent être à l’origine de symptômes généraux (abattement, baisse d'appétit ou anorexie, perte ou prise de poids), de symptômes digestifs (distension et douleurs  abdominales, ralentissement de transit) ou respiratoires (augmentation de la fréquence respiratoire), à mettre en lien avec la gêne occasionnée par la présence des kystes dans l’abdomen. Quant aux kystes folliculaires ou sécrétants, les signes d’appel sont d’abord liés à un la sécrétion accrue d'œstrogènes, comme une perte de poils symétrique démarrant sur les flancs. Des symptômes concernant l’appareil reproducteur sont aussi rapportés : pertes vulvaires, baisse de la fertilité, épaississement de la peau au niveau des mamelles, hypertrophie du clitoris, comportement reproducteur exacerbé. Ces symptômes ne sont en général pas observés dans les cas de kystes séreux.Il est parfois possible de les sentir en palpant directement l’abdomen de l’animal. Il est également fréquent qu’il n’y ait aucun symptôme associé à la présence des kystes et que leur diagnostic soit établi par hasard.❖ Comment diagnostiquer les kystes ovariens ?Lors d’une suspicion, l’examen complémentaire de choix est l’échographie abdominale. Si la taille du ou des kystes est suffisantes, ils peuvent même être visibles sur une radiographie.❖ Quel traitement est possible ?Le traitement de choix est la stérilisation, lors de laquelle les ovaires et l’utérus seront intégralement retirés. La chirurgie peut être dans certains cas compliquée par la taille des kystes rendant difficile l’extériorisation des ovaires. Le risque anesthésique est également à prendre en compte.L’aspiration des kystes à travers la peau, à l’aveugle ou échoguidée, est également décrite mais cette méthode ne permet de réduire leur taille que provisoirement car ils peuvent se recollecter en quelques jours à quelques semaines. Cet acte peut être risqué car il y a un risque de rupture du kyste et il peut, en théorie, provoquer une péritonite dû à l’écoulement du liquide kystique dans l’abdomen.Des traitements hormonaux ont également été testés, avec une efficacité variable et dépendante du type d’hormones et de la nature des kystes. Ils sont une bonne alternative notamment lorsque la chirurgie ne peut être immédiatement envisagée.❖ Est-ce que c’est une maladie grave ?Le pronostic des kystes ovariens, en l’absence de tumeur, est bon avec le traitement chirurgical mais inconnu pour le traitement hormonal. Seule une stérilisation précoce permet de prévenir la maladie, cependant, le risque anesthésique et chirurgical de cette intervention n’est pas toujours en faveur de cette pratique. Une décision au cas par cas est donc conseillée.❖ Question curieuse : Pourquoi stérilise-t-on les animaux ?La stérilisation d'un animal de compagnie peut être envisagée pour plusieurs raisons : pour la gestion de population (éviter d’avoir des petits quand il y a un mâle et une femelle ensemble), pour des raisons médicales (infection, tumeur, autres anomalies), pour lutter contre un problème comportemental lié au comportement sexuel (les pipis partout, agressivité...) ou tout simplement à titre préventif (prévention de maladies, notamment des tumeurs génitales). Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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